MANO en SOLO :
Je crois que mon petit préfèré, en matière de musique, reste le Grand, l'énigmatique, l'insondable MANO SOLO, dont j'ai adoré l'album "La marmaille nue", suivi de très près par "Les années sombres".
On le veut en SOLO rien que pour nous le MANO. En français ou en espagnol, son charme vocal reste intact et on rêve, d'un jour, ne serait-ce que pouvoir l'étreindre ce beau brun ténébreux ( d'accord, je restreins un peu le "on" à une clientèle féminine, ou gay ) mais on finit toujours par se résigner à se contenter de fantasmer sur la pochette du disque. On l'écouterait jusqu'à s'en flinguer le moral en gardant le sourire au coin des lèvres.
En définitive, Mano il peut être l'idole de pas mal de monde, de l'adolescente faussement dépressive qui fait semblant de comprendre la subtilité des paroles, à l'amateur de poesie anticonformiste, en passant par Camille, une ptiote jurassienne qui se sert de lui pour s'incruster dans son ptit monde monstrueusement attrayant.
Sa voix sombre et rauque (donc terriblement virile, par définition) est un délice pour mes oreilles délicates, je l'ai d'ailleurs longtemps idéalisé ce petit gars, il est le mystère personnifié avec sa façon de danser avec la mort et de n'en plus savoir à la fin s'il la haït ou l'idôlatre. Tantôt il l'a désirée, tantôt il l'a crainte : une situation ambigüe qu'a du vivre une bonne dose de bonhommes. Mais malgré ce qu'en pensent les ignorants, Mano n'évoque pas que la mort, il crie aussi ses envies : celle d'avoir, un jour, un enfant, et celle de vivre l'amour intensément. On ne défoule pas les passions à la seule évocation de la mort, à moins bien sùr, de tronçonner des vaches sur scene et de s'appeler Marylin Manson (que je respecte, mais c'est un autre art), on suscite les passions avec des mots qui sonnent vrais, des mots au travers desquels on se reconnaît un peu, qui nous émeuvent ou nous font sourire.
Ce que je ne savais pas, c'est que certains réduisaient ce génie verbal à un malade, certes, il est malade et malgré toutes les souffrances que cela engendre chez chacune des personnes qui le sont, il vit avec, et surtout il est tellement d'autres choses que malade. Pour beaucoup, il semblerait que la maladie soit encore une facade qui rend invisible tout le reste : tous les talents, tout le charisme, tout le génie et la personnalité. C'est apparemment l'avis d'un journaliste, sans doute maladroit et désireux de succès professionnel (comme le veut légitimement chaque professionnel) :
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LE CAS LIBERATION, POUR TANT D'AUTRES.
Dernier acte
Apres une campagne de pression internet, Libé se decide enfin presque trois semaines plus tard à publier le droit de réponse demandé au sujet de l'article odieux de Ludovic Perrin. Comme prevu le DDR ne passe pas en entier et les coupes faites (ci dessous en rouge) nous demontrent bien des choses! Déjà le titre change de "L'exclusion positive" il devient "Un SIDA comme exclusion positive" Comme si le titre en lui même n'était pas assez accrocheur, il lui manquait evidement cette precision qui ne veux rien dire, mais le mot SIDA en presse sert surtout à attirer le client. Quand on le met pas, il le rajoutent!
Plus loin ils coupent la partie où je dis que oui si j'ai parlé de sida au Nouvel Obs c'était pour demander qu'on me lache la grappe sur le sujet. Apres avoir enlevé ca, Ludovic Perrin ose citer cet article dans sa reponse en en citant evidement le seul bout qui puisse arranger son discours! On croit rêver devant tant de foutage de gueule (lire ci-dessous).
Apres ils sucrent le fait que ces chansons aient été écrites pour Juliette Greco, ce qui évidement en change l'abord qu'on peut en avoir, ce que en bon journaliste il aurait du savoir. Il devenait évident que je n'allait pas faire du pur Mano Solo bien mechant pour une femme de 75 ans, et c'est là-dessus qu'aurait dû porter une critique digne de ce nom. Mais pour ca faut écouter plus que 30 secondes de chaque morceau avant d'ecrire son torchon.
Ensuite ils sucrent le passage où je dis que c'est eux qui ont besoin du sida pour écrire et pas moi, et dans le même temps, nous prouvent illico combien j'ai raison quand on retrouve le mot SIDA dans un titre où il n'était pas...
J'espere que cette petite demonstration vous aura plu. :)
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Ci-dessous, le droit de réponse de Mano :
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Le droit de réponse, en rouge les parties sucrées par Libé.
L'EXCLUSION POSITIVE
Un homme malade n’est-il qu’un homme malade ? Ne peut-il n’être rien d’autre ? À en croire la presse française et plus dernièrement L.Perrin, la réponse est oui. Quand un malade entre dans la pièce, c’est un malade qui entre, pas un homme, accessoirement malade. Quand c’est un malade qui parle, bin c’est forcément une parole de malade, pas une parole d’homme. Alors quand un malade chante, bin forcement il chante sa maladie. Point, y’a pas à chercher plus loin. Après il peut raconter n’importe quoi, on s’en fout. Nous on sait qu’il est malade, hein, il va pas nous la faire à l’envers.
Vous savez quoi ? Bin il en peut plus le malade. Vraiment là il en a trop marre. Il est quand même content d’apprendre de la plume d’un journaliste qu’il est tiré d’affaire, lui n’était pas au courant, ses médecins non plus d’ailleurs, bonne nouvelle finalement ! Vive la presse ! Vive la presse qui fait croire aux gens qu’on ne meurt plus du sida… Mais le malade se demande quand même comment fait-on pour étaler la vie des autres si mal, avec autant de voyeurisme et de vulgarité, il se demande si le rôle de la presse est vraiment de se cantonner dans la délation gratuite de tout et de rien, et a tous propos.
Je suis un type extraordinaire, capable de ramener n’importe quel journaliste sérieux au niveau du pigiste de base, de la pire des presses à scandale. Il y a plus de dix ans que je n’ai pas parlé de sida aux journalistes. La dernière fois c’était dans le Nouvel Obs pour expliquer aux gens qu’il était temps de me lâcher la grappe sur le sujet. Que non, mon œuvre n’était pas celle d’un sidéen. Que oui j’en ai parlé dans la chanson « C’est pas du gâteau », mais qui a écouté que cette chanson ne parle pas de sida, mais du désir de faire un enfant ? Faut croire que personne. J’ai publié depuis plus de 80 chansons, je défie Ludovic Perrin de concrètement y déterrer un discours quelconque sur le sida. J’ai effectivement souvent travaillé sur le thème de la mort, mais un jour un journaliste m’a dit que Brassens avait fait en tout, une cinquantaine de chanson sur la camarde, l’a-t-on appelé « le chanteur de la mort » ? A-t-on vu toute son œuvre à travers le prisme de sa peur de mourir ? Certainement pas. Mais, ah, le sida c’est différent. La machine à fantasmes des années 80 n’est pas si loin. On est tout prêt à oublier tout respect pour l’individu. Petit on n’a pas le droit de montrer les handicapés du doigt, alors on se venge plus tard en se faisant journaliste…
Si un jour j’ai pu dire à un journaliste que oui, j’avais le sida, c’est parce que oui, et alors ? Ce que je démontre par ce cheminement c’est une exclusion positive, car le journaliste lui ne va plus retenir que ça. Ça fait dix ans qu’il tombe dans le piège. J’ai beau lui dire mille fois que le sida n’a rien a voir dans ce que j’écris, j’ai beau chanter mille mondes différents, le journaliste ouvrira son article sur un rapport de mon état de santé présumé. Comme Le Pen il veut absolument que ce soit marqué sur ma carte d’identité. Il ne se rend même pas compte de ce qu’il fait. La plupart du temps il a pourtant envie de dire du bien, mais ne peut s’empêcher d’introduire de sa délation, m’enfermant dans une identité que je n’ai jamais revendiquée. Surtout il ne me laisse aucun choix, aucune liberté. Comme je n’en parle pas, il en parle à ma place. La presse a tant et si bien gonflé le sida de Mano Solo, qu’elle même en est venue à croire que c’était mon fond de commerce. Pourquoi tu dis pas carrément « Putain Mano depuis qu’on dirait qu’il a plus mal nulle part, c’est devenu de la guimauve son truc. Ce qu’il est long à mourir ce type… », Ludovic ?
Moi ce que je vois c’est qu’un type qui a le sida bin il a pas le droit d’écrire des chansons pour Juliette Greco et de finalement les chanter soi-même. Que cette info a du t’échapper à propos de cet album… Pour toi c’était clair, un sidéen ça doit raconter des histoires de sidéen, sinon c’est pas intéressant. Un sidéen ca doit être marqué au fer rouge, cette information est absolument indispensable à toute oreille susceptible d’entendre ses chansons. Excuse-moi Ludovic mais là je ne vois que délation voyeuriste, vulgaire et gratuite. Je ne vois que facilité journalistique, mépris total d’un individu. J’appelle ça l’exclusion positive. La presse me nie le droit de vivre sans l’étiquette du sida sur le front. Quoi que je fasse on me ramène au même endroit. Je suis désolé Ludovic, je sais j’aurais dû mourir jeune comme James Dean ou Cyril Collard, là tu aurais avec tous les autres, fait de moi un mythe éternel. Bin ouais mais tu sais y’a que la presse pour avoir rêvé ça, parce que le public lui, depuis dix ans dans la salle, il voit bien chaque jour que je suis pas venu pour lui claquer dans les pattes. Il a des oreilles, lui, et il comprend bien que je lui parle de bien des choses. Que je ne suis pas un sidéen mais un artiste, un musicien, un chanteur dessinateur sur scène, qui crée des images en couleurs musicales. Un homme, quoi.
Finalement, que j’ai le sida ça a l’air d’être plus votre problème que le mien. Bin gardez-le et me faites pas chier avec, journalistes ! Si vous n’aimez pas mes chansons, argumentez, mais que vient faire le sida là-dedans ? À qui est-il le plus utile ? À vous ou a moi ? Mon sida ? Oui il est bien là messieurs, mais chaque jour c’est vous qui le réinventez, c’est vous qui vivez avec, bien plus que moi. C’est vous qui allègrement en badigeonnez mon œuvre à grands coups d’éditos. Pas moi.
Mano. 25/09/04
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PS: Pour ceux qui ne le connaissent pas encore :
"La liberté ou la mort, j'aurai les deux !" chante Mano Solo. Rage de vivre, rage de lutter contre la maladie qui le dévore, Mano Solo crie sa douleur dans ses textes et sur scène. Mais si son répertoire est largement empreint de sa propre révolte, Mano Solo, artiste polyvalent, se fait aussi l'écho de la misère ambiante et des colères de ses contemporains.
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Mano Solo est né le 27 avril 1963 à Châlons-sur-Marne. Son père, Jean Cabut dit Cabu, est un dessinateur satyrique et politique connu qui travaille, entre autres, dans la presse libertaire. Sa mère, Isabelle, est connue pour son militantisme, en particulier dans le domaine de l'écologie. Elle est la créatrice du premier magazine consacré au sujet, La Gueule ouverte.
En 1968, c'est en pleins troubles socio-politiques que la famille s'installe à Ozoir-la-Ferrière, pas très loin de Paris. Mano est élevé dans un milieu très politisé et très intellectuel et de nombreux artistes connus ou non se croisent chez ses parents.
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La vie qui brûle
Pour Mano, l'adolescence rime avec délinquance et drogue. Cependant, il développe des talents artistiques certains. A 17 ans, il intègre les Chihuahuas, groupe punk-rock, en tant que guitariste, mais ce n'est pas ce qu'il sait le mieux faire. Au cours des années 80, il peint beaucoup et signe ses toiles du pseudo de Boredom ("ennui" en anglais, hommage aux Sex Pistols). Son travail est exposé, une fois même outre-Atlantique à New York. Côté dessin, on lit son nom dans quelques magazines dont les Nouvelles Littéraires. Il monte aussi un fanzine du nom de la Marmaille Nue entre 86 et 88.
Mais la musique le gagne. Très influencé et encouragé par son ami le chanteur Eric Lareine, il se lance dans la chanson. Auteur de nombreux textes, il devient son meilleur interprète au sein du groupe rock la Marmaille Nue (tiens !). C'est sur la scène du théâtre du Tourtour qu'il commence à faire parler de lui. Sa rage et son franc-parler sont déjà les signes de reconnaissance de cet artiste dont les chansons véhiculent le mal de vivre.
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La vie qui lutte
Lorsque Mano Solo sort son premier album le 3 décembre 1993, "la Marmaille nue", c'est un choc, une explosion de mots douloureux et violents. Il a 30 ans et lance à la face du public une série de chansons lourdement chargées d'émotion et de colère. Mais si Mano a maintes raisons de pousser des coups de gueules, c'est dans la maladie qu'il puise sa hargne et son désespoir. Mano Solo est séropositif et choisit de le dire, voire de le crier, parfois avec brutalité.
Le public le suit et le soutient. L'album s'écoule à plus de 100.000 exemplaires. C'est sur scène que s'exprime la poésie à vif de Mano Solo. L'année 94 se déroule au fil de 80 dates de concert. En février, il s'installe 10 jours à l'Européen à Paris et retrouve la capitale le 14 novembre avec une soirée sur la scène prestigieuse de l'Olympia. Sur certaines chaînes de télévision, ses clips passent et repassent. Mano Solo est l'artiste dont on parle, mais pas toujours pour de bonnes raisons. Sa maladie fait de lui un personnage emblématique dont les raisons du succès dépassent la chanson. Et très vite, malheureusement, les médias ont tendance à réduire Mano Solo à son sida.
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La vie sombre
En plein été 95, sort un deuxième album, "les Années sombres". Le spectre de la mort est toujours en première ligne et la combativité enragée de Mano Solo est intacte. Soutenu par le FAIR (Fonds d'Aide à l'Initiative Rock), Mano est désormais un artiste connu et reconnu. Sur ce deuxième album, certains textes sont co-écrits avec Napo, membre éminent des Chihuahuas. Les musiques vont du tango aux rythmes africains en passant par des rengaines qui fleurent bon les faubourgs parisiens.
Le disque marche très bien et se vend à 150.000 exemplaires. Plus que jamais, le public est présent aux côtés de Mano Solo. Mais le 9 octobre 95, ce dernier leur envoie un message clair et brutal : "J'ai deux nouvelles, une bonne et une mauvaise. La bonne, c'est que je ne suis plus séropositif. La mauvaise, c'est que j'ai le sida !" La plaie de Mano est cette fois béante et le public en est le témoin impuissant mais bouleversé. Rarement un chanteur aura utilisé aussi lisiblement son art pour exprimer son malaise et sa douleur. Ce concert est présenté à l'époque comme des adieux à la scène après deux ans d'un succès fulgurant.
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Parenthèse
Après cet épisode, Mano retrouve en 96 son bon vieux groupe, les Chihuahuas pour un album plus politique, plus proche de l'époque punk, comme en témoigne leur look franchement d'époque, un peu "no future"... Mais c'est sous le nom des Frères Misère que sort ce disque. Volontairement, les Frères Misère se veulent un groupe éphémère. Leurs chansons parlent de chômage, de politique, de galère et de racisme. C'est un album urgent, radical et politiquement très incorrect.
Les Frères Misère font de la scène en octobre 96 au Bataclan.
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La vie qui s'accroche
Avec l'argent de ses disques, Mano Solo monte sa propre maison d'édition qu'il nomme, bien sûr. la Marmaille Nue. C'est ainsi qu'en 96, il sort un roman "Joseph sous la pluie", après un recueil de poèmes paru en 95, "Je suis là".
Finalement, Mano Solo est de retour, en solo, sur la scène musicale le 21 octobre 97 avec l'album "Je ne sais pas trop". L'album a été en grande partie enregistré sur la scène parisienne de l'Eldorado en juin. Un ensemble à cordes accompagne le chanteur pour un concert qui mêle toujours une morbidité omniprésente à une indéniable hargne de vivre. Tous les dessins de la pochette sont signés, comme d'habitude, Mano Solo. Les retrouvailles avec le public sont excellentes et Mano passe trois soirées à l'Olympia en janvier 98, du 15 au 17. En outre, il reprend les tournées quand sa santé le lui permet.
C'est le cas à l'automne où Mano termine une importante tournée française par une série de quatre concerts à la Mutualité à Paris début décembre. Accompagné de 7 musiciens, il chante ses thèmes de prédilection, l'enfance, la solitude, l'amour et la mort. Il en profite pour présenter trois inédits, "Planète seultou", "Tchou Tchou" et "Naître gitan".
"J'ai tellement parlé de la mort, que j'ai cru la noyer, la submerger de ma vie, l'emmerder tant et tellement, qu'elle abandonne l'idée même de m'emmener avec elle." ("C'est plus pareil").
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Un homme neuf
En septembre 2000, Mano Solo revient avec un sixième album "Dehors". Étonnamment positif, ce nouvel opus renvoie l'image d'un artiste beaucoup plus serein, débarrassé de la hargne et de la rage qui le caractérisait jusque là, la presse en faisant souvent les frais. De son propre aveu, la révélation de sa séropositivité l'avait enfermé dans un personnage qui lui pesait de plus en plus. D'où ce besoin de se montrer sous un autre jour. Avec "Dehors", apparaissent des sonorités africaines et sud-américaines qui donnent aux morceaux un peu de hauteur comme dans "Il y a sûrement des pays qui valent le coup" titre qui ouvre l'album. Les thèmes abordés sont souvent les mêmes, amour, mort, exclusion, etc. mais il y est beaucoup plus question des autres que de lui-même. Le premier extrait s'intitule "Je taille ma route".
Sa route, il la taille aussi via une tournée qui passe deux jours à Paris au Cirque d'Hiver les 2 et 3 octobre 2000. Fin 2002, le chanteur sort "La Marche", un album live enregistré lors de sa tournée 2001 dans les villes de Clermont-Ferrand et de Toulouse. En y mettant beaucoup d'énergie, Mano Solo réussit brillamment à faire découvrir l'univers dans lequel il vit.
En février 2004, on le voit pour un soir aux côtés des Têtes Raides au Bataclan de Paris.
Le chanteur commence à travailler sur un nouvel album. Quelques titres prévus à l'origine pour Juliette Gréco, se retrouvent finalement sur l'opus intitulé "Les Animals" qui sort en septembre. Si Paris reste le lieu d'encrage de Mano Solo ("Paris avance" ou "Botzaris" avec les Têtes Raides notamment), d'autres horizons semblent se profiler ("Barrio Barbes" ou "Savane"). Toujours écorché vif, le nouveau Mano pose pourtant sa voix de façon plus distanciée que précédemment. Dès le mois d'octobre, il entreprend une tournée à travers la France.
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Mano Solo dérange et bouleverse. Ses chansons sont des coups de poing inoubliables dont l'écriture et l'interprétation s'inscrivent dans la lignée des plus grands auteurs de la chanson française.
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Camille