Coucouille !

        Maintenant que vous êtes là, vous resterez bien un peu...

                                  

       

Katégori

Belzébuth mon Diablog :

    

           Salut à toi visiteur, tu entres sur les terres de Camille Mougenot, la célèbre inconnue.

 

                                  

           Tu trouveras sur ton chemin des articles de ma compositon qui te plairont ou non. Sache que tu peux choisir de revenir régulièrement sur mon site qui est , je le rappelle : http://milca39.over-blog.com , puisque j'essaie de le réapprovisionner de temps en temps en articles et, prochainement, en photos.

     Pour facilement lire mon blog, clique tout de suite sur une des catégories ( BEST-OF ou Bricabrak A GAUCHE) : je conseille évidemment "best-of" !

         Autre chose : les dates des articles ne sont pas réelles, ne t'y fie pas.

              Laisse moi des messages, félicite-moi, insulte-moi, complimente-moi, ou incendie-moi  mais surtout exprime toi espèce de jeune!. Camille.

PS : J'ai également ce site sur skyblog qui vient de naître :  

                                       www.milca39.skyblog.com             ...

Jeudi 2 juin 2005 4 02 /06 /Juin /2005 00:00

              Si vous faites partie de mes fidèles, vous avez déjà pu apprendre l'art du tuning dans mon article "la psychologie du jackie" et vous pourrez, très prochainement vous métamorphoser en "babos" ("baba cool" pour les ringards) grace à mes conseils d'experte. Mais ce n'est pas, ici, l'objet de mon article; aujourd'hui les enfants, nous allons apprendre l'art délicat de la racaille, du "ouèch' ouèch' ", du "chaussettes sur pantalon"...

 

                            

                      

 

         I . La dégaine

                 Premièrement, l'aspect vestimentaire est essentiel, en effet, le "ouèch' ouèch' " se doit d'être extrèmement rigoureux sur le choix des marques de ses vêtements : la racaille ne s'habille pas en sous-marques, étant donné que la marque de son vêtement doit apparaitre sur un bon tiers de sa surface. Tant que ce n'est pas " synthétique, à laver en machine à 30 ° ", on reste dans le raisonnable.

                  Les marques de prédilection du "ouèch' ouèch' " sont bien évidemment Lacoste, Royal wear, Bull Rot, Nike (les "requins" ont mordu) et bien d'autres encore dont j'ai lamentablement oublié le nom.

                                                          Les Requins

 

                   La racaille sent bon puisqu'elle se parfume avec ceci :

        

                                                       

      Le mieux, c'est d'avoir son portable accroché au cou, ou son MP3, au choix.

                                              

            II . Le langage

                                                                                      

                  Alors c'est vrai, la "caillera" parle en verlan, mais c'est tout à fait artistique le verlan et puis c'est pas à la portée de tout le monde, il faut l'avoir dans le sang, bah oui, moi par exemple, lorsque je fais des tentatives, bah... c'est pas ça quoi.     

                                               

                   

 

 

 D'ailleurs on va faire un ptit jeu les enfants, on va jouer à "Kèsskèldi" :

        A vous de décrypter : "Mais il est trop teubé ce keum, il va se faire pècho par les keufs ou se faire lamine par ses darons si il fait encore ièch' avec son teuch', j'vais le marav', allez viens on s'arrache, j'en ai ras le luc de voir sa teuté"

        Si votre mamie ne comprend pas ce que le ptit jeune vient de dire, voici, spécialement pour ta mamie, une traduction :

             "Ce garçon est vraiment sot, il risque fort d'avoir des ennuis avec les forces de l'ordre ou de se faire gronder par ses parents si il continue à faire de la botanique, je vais lui assener une pichenette sur le nez, oh et puis flute ! je préfère m'en aller, la simple vue de son visage m'insupporte"

 

                      

                                        "Je m'en vais comme un prince... ROYALement"...

 

                                 

            Les dessins sont de l'auteur du site suivant :

                        http://bkcrew.com

 

Camille.

 

Par Ouèche Camille la Kaïra ! - Publié dans : BEST-OF
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Dimanche 17 avril 2005 7 17 /04 /Avr /2005 00:00

              Le Jackie, alias le "kékè", le "kakou" ou encore le "beauf' sur roues" (préfèrez les autres appellations à celle-là qui frise l'irrespect) est un individu souvent incompris, nous allons tenter ici de pénétrer son univers afin de mieux comprendre le fonctionnement de ses moeurs.

                                       

   Il me paraît nécessaire de fournir une brève description physique de ce qu'est un Jackie (qui s'orthographie aussi "Jacky", mon ami Bernard Pivot me l'ayant confirmé hier soir encore dans une de ces petites soirées intellectuelles et décalées dont je raffole... mais je m'égare, revenons à notre sujet initial...). Ainsi donc, le Jackie est bien souvent très discret puisqu'il se camoufle subtilement derrière les vitres teintées de son véhicule (dont il est inséparable) : c'est pourquoi il préfère généralement la voiture à la bicyclette, qui peuvent se décliner en noir, jaune, rouge, ou autre violacé.

                                                    Dessins de tuning by Sebastien          

  On reconnaîtra aisément le "Jack'" à la splendide et inimitable moumoute de caribou qui orne son volant et à son levier de vitesse en "inox chromé non brossé". En effet, le "Jack" a beaucoup de goût et il l'assume pleinement, c'est en réalité un artiste à part entière.

                             

   Si toi aussi lecteur, tu souhaites devenir "jackie" à ton tour et donner un sens à ta vie, suis ces quelques petits conseils avisés :

 * Fonce tout de suite dans ta grande surface préfèrée au rayon "entretien du véhicule", tu y trouveras de magnifiques autocollants imitation flammes ou encore "I'm a bad boy", "number one tuning" et plein d'autres encore. Si tu as de la chance, tu trouveras peut-être encore un halogène de plafond bleu qui s'allumera à chaque ralentissement de ta voiture.

 *L'authentique "Jackie" rabaisse sa voiture comme dans son film préfèré "TAXI". Si tu n'y arrives pas tout seul, demande à ton papa de t'aider.

 * N'oublie pas de changer les ceintures de sécurité de ton auto, remplace-les par de superbes ceintures doubles lanières jaunes et rouges "number 1 tuning  ".

Infos-du-Net.com            

  * Il est également indispensable d'être équipé d'enceintes latérales qui pourront faire profiter tout ton quartier des derniers CD techno et R'n'B que tu viens d'acquérir. Pense à augmenter le volume à chaque fois que tu seras amené à t'arrêter quelque part : tu seras admiré de tous.

 * Tu peux évidemment renforcer ta nouvelle attitude par ton style vestimentaire, trouve toi une chaîne à gros maillons imitation "or qui brille" au bout de laquelle pendra une grosse plaque du même métal, laisse là entrevoir au travers de ta chemise ouverte "motifs flammes", une casquette bien choisie peut s'avèrer être la "final touch".

                       

            3 ème ATM Tuning International            

   Il est important de bien faire la distinction entre le "jack" et la "racaille ". Ceci pourrait être l'objet d'un prochain article. (La racaille de Shangaï ?)

                                              

             Camille.              

Par the - Publié dans : BEST-OF
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Mardi 29 mars 2005 2 29 /03 /Mars /2005 00:00

  CONSIGNE DE PRECAUTION A LIRE AVANT LE TEXTE CI-DESSOUS : cet article est basé sur un délire psychotique personnel, à prendre au deuxième, voire au troisième degré. Merci.

 

                                             

       Ceci est un appel au boycott de Thalassa, l'émission culturelle à base de poisson présentée par notre bon vieux Georges Pernoud tous les vendredis soirs sur France 3, j'ai 19 ans et mon adolescence à été placée sous le signe du syndrome "Thalassa", un syndrome dangereux et traumatisant qui laisse des séquelles graves, en effet, malgré toutes mes tentatives, plus subtiles et rusées les unes que les autres, pour convaincre mes parents de regarder, ne serait-ce qu'une fois, "autre chose que Thalassa cette semaine", je devais inlassablement essuyer de cuisants échecs et me résoudre à remonter péniblement dans ma chambre pour tenter d'y trouver une occupation, sans quoi j'aurais dû endurer la "punition extrême" : devoir regarder l'émission jusqu'à son dénouement. C'est pourquoi, mesdames et messieurs, pour le bien être mental de vos progénitures et pour ne pas les pousser inconsciemment à la délinquance (puisque pour esquiver Thalassa, le jeune sort dans la rue hostile qui le pervertira), je vous en conjure, n'infligez pas cette triste torture à vos enfants et laissez-les s'épanouir en s'abrutissant gentiment et calmement devant une émission sans intérêt et au sujet rivalisant de débilité avec les propos de George W. Bush.

                  France3-Thalassa a 30 ans !

Camille, une jeune fille traumatisée par les morues et les raies.

Par Morue vaches ! - Publié dans : BEST-OF
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Vendredi 18 mars 2005 5 18 /03 /Mars /2005 00:00

             Authume, charmant village franc-comtois, en somme, des vaches et des hommes...  ("Authume, very charming village from Franche-Comté with cows and mens..."/ "Authume, Ach so! Ein wircklich shönes Dorf, wo wohnen zuzammen Kuhe und Männen") : Tout un programme !

                                

                                      

 
 

        Il n'est pas question, ici, de dénigrer ma patrie de coeur, ça fleure bon la défection bovine et j'assume. Authume, appelons-le affectueusement "Tutume", c'est toute ma vie depuis que j'ai 14 ans et demi (rappel : j'en ai 19) : c'est donc une longue et formatrice expérience. C'est là que j'ai foulé pour la première fois la vraie terre des hommes, que j'ai couru dans les champs et marché dans les meilleures bouses de France.

            

         La spécialité de Tutume, mise à part sa capacité épatante en "individus masculins très comestibles" au mètre carré, c'est la beuverie annuelle de la fête des conscrits. Une joyeuse épopée, sous prétexte de perpétuer la tradition, j'y ai moi-même participé activement, j'y ai trouvé le chemin du savoir et de la connaissance. Cela consiste en fait à, une semaine par an, être officiellement autorisé par la mairie à s'incruster chez les gens et dévaliser, avec leur permission toujours, leurs frigos, leurs porte-feuilles et leurs caves en chantant des chansons culturelles ( C'est à boire qu'il nous faut, etc...) : "la tournée des saints". N'est-ce pas là un principe glorieux et louable? La suite est meilleure encore : avec l'argent généreusement offert par nos bons villageois, les jeunes gens ambitieux et plein d'avenir que nous sommes, s'offrent un p'tit bal : "bal des conscrits" (le nom résulte d'une longue et laborieuse recherche). Cette petite soirée... nuit... aube... "bon enfant" réunit généralement tous les relous de la région. C'est pour toutes ces raisons que nous aimons tant ces petites festivités qui ont, en outre, l'avantage de resserer les liens amicaux ("Attends, je vais tenir tes cheveux pendant que tu vomis...").

                     

 

Par Senior SurConscrite - Publié dans : BEST-OF
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Mardi 15 mars 2005 2 15 /03 /Mars /2005 00:00

                                       

                  Comment faire un Blog sur ma vie sans parler de mon trio infernal à moi, mes trois "drole de dames" en "bokou meilleur": j'ai nommé... Elsa (Brocard), Marie (Couraud) et Caroline (Cote). C'est mes "coupines". Dommage que je ne puisse vous les montrer (toujours ce probl. technique  de photos à la mords-moi-l'noeud) parce qu'elles sont vraiment mimis (elles sont d'ailleurs toutes casées, désolée...). Ce qu'il y a de bien, c'est qu'elles ont chacune leur personnalité à part entière, et que pour rien au monde, elles n'en démordront, c'est des coriaces ces filles-là.

              Elsa, c'est une très jolie petite bombe nucléaire avec un potentiel énergique assez impressionant et une grande faculté d'adaptation, ajoutez à cela un humour insouciant donc terriblement attachant, et vous avez le portrait (très réduit cependant) d'Elsa (Zazakounette pr ls intimes... elle va me trucider). Marie, elle, c'est la douceur et la sensibilité sous une armure de FORCE, qui s'y frotte s'y pique! Elle se fout pas mal de l'opinion d'autrui et elle a bien raison. Pour protèger ce qu'elle aime et ceux qu'elle aime, elle défoncerait des murs de briques, un vrai petit bulldozer! Le tout présidé par le bleu de ses yeux. Quant à Caroline, il serait tout à fait exact de dire d'elle que le son de sa voix clair et chantant est le simple reflet de son caractère généreux (comme sa poitrine!) auquel tout le monde devient irrémédiablement accro (pas sa poitrine, son caractère, bande d'obsèdés !). Son charisme n'a d'égal que la beauté de son visage sorti tout droit d'une peinture de Boticelli, les cheveux bouclés en moins.

                Mes 3 petits astres, continuez à graviter autour de moi...

 

                                         

 

Camille

 

Par Charlie et ses droles de dames - Publié dans : Bricabrak
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Mardi 15 mars 2005 2 15 /03 /Mars /2005 00:00

         Leçon d'histoire pour les (vraiment très) nuls

                  Elections présidentielles 2002

 

                      Souvenez vous misérables vermisseaux !

                   La honte française dénoncée par les médias internationaux. Des milliers de Français souillent le fond de l'urne par leurs votes : Le Pen est fièrement propulsé au deuxième tour. Il crie victoire et certains jubilent déjà à l'idée que le Front National puisse être à la tête du gouvernement, tandis que d'autres enragent, se révoltent et pleurent les éventuelles conséquences d'un tel pouvoir : retrait de la France de la communauté européenne, retour aux francs, etc, mais tout cela n'est que terriblement dérisoire face à l'exclusion et le triomphe de l'opinion xénophobe dont serait victime la population d'origine étrangère. Jeunes et moins jeunes de toutes nationalités occupent les rues pour crier leur indignation et pour tenter de raisonner les électeurs. Comment peut-on voter pour un parti dont l'unique programme est la haine raciale ? Certains se justifient lamentablement par le "vote-sanction" : Connerie monumentale : les principaux sanctionnés n'en seraient que les Français, et non le gouvernement.

                                           

               Le 05 mai, la France retient son souffle, elle est peut-être à l'aube d'un douloureux plongeon dans l'obscurantisme politique à l'heure où l'on ne jure que par le progrès. Le choix des Français n'est pas franchement alléchant : un incompétent aux idées libéralistes face à un fasciste moderne. Il faut cependant trancher pour préserver le semblant d'intégrité et d'éthique soi-disant propre aux valeurs françaises.

                                

                         

              Finalement, Chirac le libéraliste l'emporte et Le Pen ravale sa bave de porc joufflu. La France respire, du moins un peu plus que si elle avait été sous le joug d'un néo-nazi et de son parti pathétique.

 

              A tous les Jean-Marie Le Pen, Sylvio Berlusconi et Jorg Haider, nous ne voulons pas de vous et de votre intolérance, puisez vos arguments ailleurs que dans la peur. Dehors les excréments de la politique !

                

Camille

                                                                                                                                     

Par Révolutionnaire - Publié dans : BEST-OF
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Samedi 12 mars 2005 6 12 /03 /Mars /2005 00:00

    L'ange à la faucille

                   

                                                                       (dessin de sylvie S)

Quand je voudrais n'être plus,

je pense à ceux qui ne demandent qu'à être, encore, pour pouvoir étreindre toutes les mains qui leur sont tendues avant de serrer celle de l'ange.

je pense à ceux qui se battent et se saignent pour ne pas, un jour, tomber sur l'asphalte.

je pense à ceux dont la victoire sur la mort est si douloureuse qu'elle ne peut qu'être belle.

je pense au droit qu'on prend de mettre un terme à ce grand tout, quand d'autres ne demandent qu'à le vivre encore.

  

C'est ce à quoi il faut penser quand, parfois, l'ange de la mort vous tend généreusement les bras, un sourire carnassier au coin de la bouche, une faucille cachée derrière son dos osseux.

 

Camille

Par Camille Mougenot - Publié dans : BEST-OF
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Jeudi 10 mars 2005 4 10 /03 /Mars /2005 00:00

                       Dis papa, pourquoi le monsieur, il a des grosses nouilles à la place des cheveux ? C'est ce que risque de vous demander votre progéniture, un jour à midi moins le quart, l'heure du Ricard.

                       Pas de panique ! Camille est là pour vous fournir une réponse toute prête à servir. Maintenant que je vous ai déjà enseigné ce qu'étaient les kakous et les racailles (sachez que la combinaison kakou-racaille est tout à fait possible contrairement à la combinaison babos-racaille ou encore kakou-babos, mais c'est sans considèrer que... comment ça, je vous saoule!), voyons ce que sont les babos.

                                

         Être babos, c'est un état d'esprit, un art de vivre, un "Modus Vivendi" (ça y est, j'me la joue) :

 

                                                     oh le beau papillon !

 

                Le babos arbore bien souvent une invention capillaire absolument géniale : les dreds ("dred-loks"), les rastas si vous préfèrez. Avec ça, plus besoin de se laver les cheveux, bien au contraire puisque pour obtenir une certaine rigidité esthétique, plus de matière on a, mieux c'est, les enfants! Je dirais même qu'après c'est très utile ( "oh j'ai pas envie de faire ma vaisselle, oh bah tiens! je vais essuyer mon assiette dans mes cheveux, ça va les fortifier")

BON LA LES GARS JSUIS MORTE ALORS JVAIS ALLER MATER UN EPISIDE DE NIP TUCK A LA TV                  

JCONTINUR2 MON ARTICL DEMAIN 

 

                 lapin baba-cool, flower power !!

          

     FLOWER POWER ...           

Par Bob jette l'éponge - Publié dans : Bricabrak
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Vendredi 4 mars 2005 5 04 /03 /Mars /2005 00:00

               MANO en SOLO :

 

               

 

Je crois que mon petit préfèré, en matière de musique, reste le Grand, l'énigmatique, l'insondable MANO SOLO, dont j'ai adoré l'album "La marmaille nue", suivi de très près par "Les années sombres".

On le veut en SOLO rien que pour nous le MANO. En français ou en espagnol, son charme vocal reste intact et on rêve, d'un jour, ne serait-ce que pouvoir l'étreindre ce beau brun ténébreux ( d'accord, je restreins un peu le "on" à une clientèle féminine, ou gay ) mais on finit toujours par se résigner à se contenter de fantasmer sur la pochette du disque. On l'écouterait jusqu'à s'en flinguer le moral en gardant le sourire au coin des lèvres.

  En définitive, Mano il peut être l'idole de pas mal de monde, de l'adolescente faussement dépressive qui fait semblant de comprendre la subtilité des paroles, à l'amateur de poesie anticonformiste, en passant par Camille, une ptiote jurassienne qui se sert de lui pour s'incruster dans son ptit monde monstrueusement attrayant.

 

 

 

 

 

                     

  Sa voix sombre et rauque (donc terriblement virile, par définition) est un délice pour mes oreilles délicates, je l'ai d'ailleurs longtemps idéalisé ce petit gars, il est le mystère personnifié avec sa façon de danser avec la mort et de n'en plus savoir à la fin s'il la haït ou l'idôlatre. Tantôt il l'a désirée, tantôt il l'a crainte : une situation ambigüe qu'a du vivre une bonne dose de bonhommes. Mais malgré ce qu'en pensent les ignorants, Mano n'évoque pas que la mort, il crie aussi ses envies : celle d'avoir, un jour, un enfant, et celle de vivre l'amour intensément. On ne défoule pas les passions à la seule évocation de la mort, à moins bien sùr, de tronçonner des vaches sur scene et de s'appeler Marylin Manson (que je respecte, mais c'est un autre art), on suscite les passions avec des mots qui sonnent vrais, des mots au travers desquels on se reconnaît un peu, qui nous émeuvent ou nous font sourire.

   

                  

                                                                                                     

          

    Ce que je ne savais pas, c'est que certains réduisaient ce génie verbal à un malade,  certes, il est malade et malgré toutes les souffrances que cela engendre chez chacune des personnes qui le sont, il vit avec, et surtout il est tellement d'autres choses que malade. Pour beaucoup, il semblerait que la maladie soit encore une facade qui rend invisible tout le reste : tous les talents, tout le charisme, tout le génie et la personnalité. C'est apparemment l'avis d'un journaliste, sans doute maladroit et désireux de succès professionnel (comme le veut légitimement chaque professionnel) :

 

 

LE CAS LIBERATION, POUR TANT D'AUTRES.
Dernier acte

Apres une campagne de pression internet, Libé se decide enfin presque trois semaines plus tard à publier le droit de réponse demandé au sujet de l'article odieux de Ludovic Perrin. Comme prevu le DDR ne passe pas en entier et les coupes faites (ci dessous en rouge) nous demontrent bien des choses! Déjà le titre change de "L'exclusion positive" il devient "Un SIDA comme exclusion positive" Comme si le titre en lui même n'était pas assez accrocheur, il lui manquait evidement cette precision qui ne veux rien dire, mais le mot SIDA en presse sert surtout à attirer le client. Quand on le met pas, il le rajoutent!
Plus loin ils coupent la partie où je dis que oui si j'ai parlé de sida au Nouvel Obs c'était pour demander qu'on me lache la grappe sur le sujet. Apres avoir enlevé ca, Ludovic Perrin ose citer cet article dans sa reponse en en citant evidement le seul bout qui puisse arranger son discours! On croit rêver devant tant de foutage de gueule (lire ci-dessous).
Apres ils sucrent le fait que ces chansons aient été écrites pour Juliette Greco, ce qui évidement en change l'abord qu'on peut en avoir, ce que en bon journaliste il aurait du savoir. Il devenait évident que je n'allait pas faire du pur Mano Solo bien mechant pour une femme de 75 ans, et c'est là-dessus qu'aurait dû porter une critique digne de ce nom. Mais pour ca faut écouter plus que 30 secondes de chaque morceau avant d'ecrire son torchon.
Ensuite ils sucrent le passage où je dis que c'est eux qui ont besoin du sida pour écrire et pas moi, et dans le même temps, nous prouvent illico combien j'ai raison quand on retrouve le mot SIDA dans un titre où il n'était pas...

J'espere que cette petite demonstration vous aura plu. :)

 

  Ci-dessous, le droit de réponse de Mano :

Le droit de réponse, en rouge les parties sucrées par Libé.
L'EXCLUSION POSITIVE

Un homme malade n’est-il qu’un homme malade ? Ne peut-il n’être rien d’autre ? À en croire la presse française et plus dernièrement L.Perrin, la réponse est oui. Quand un malade entre dans la pièce, c’est un malade qui entre, pas un homme, accessoirement malade. Quand c’est un malade qui parle, bin c’est forcément une parole de malade, pas une parole d’homme. Alors quand un malade chante, bin forcement il chante sa maladie. Point, y’a pas à chercher plus loin. Après il peut raconter n’importe quoi, on s’en fout. Nous on sait qu’il est malade, hein, il va pas nous la faire à l’envers.
Vous savez quoi ? Bin il en peut plus le malade. Vraiment là il en a trop marre. Il est quand même content d’apprendre de la plume d’un journaliste qu’il est tiré d’affaire, lui n’était pas au courant, ses médecins non plus d’ailleurs, bonne nouvelle finalement ! Vive la presse ! Vive la presse qui fait croire aux gens qu’on ne meurt plus du sida… Mais le malade se demande quand même comment fait-on pour étaler la vie des autres si mal, avec autant de voyeurisme et de vulgarité, il se demande si le rôle de la presse est vraiment de se cantonner dans la délation gratuite de tout et de rien, et a tous propos.
Je suis un type extraordinaire, capable de ramener n’importe quel journaliste sérieux au niveau du pigiste de base, de la pire des presses à scandale. Il y a plus de dix ans que je n’ai pas parlé de sida aux journalistes. La dernière fois c’était dans le Nouvel Obs pour expliquer aux gens qu’il était temps de me lâcher la grappe sur le sujet. Que non, mon œuvre n’était pas celle d’un sidéen. Que oui j’en ai parlé dans la chanson « C’est pas du gâteau », mais qui a écouté que cette chanson ne parle pas de sida, mais du désir de faire un enfant ? Faut croire que personne. J’ai publié depuis plus de 80 chansons, je défie Ludovic Perrin de concrètement y déterrer un discours quelconque sur le sida. J’ai effectivement souvent travaillé sur le thème de la mort, mais un jour un journaliste m’a dit que Brassens avait fait en tout, une cinquantaine de chanson sur la camarde, l’a-t-on appelé « le chanteur de la mort » ? A-t-on vu toute son œuvre à travers le prisme de sa peur de mourir ? Certainement pas. Mais, ah, le sida c’est différent. La machine à fantasmes des années 80 n’est pas si loin. On est tout prêt à oublier tout respect pour l’individu. Petit on n’a pas le droit de montrer les handicapés du doigt, alors on se venge plus tard en se faisant journaliste…
Si un jour j’ai pu dire à un journaliste que oui, j’avais le sida, c’est parce que oui, et alors ? Ce que je démontre par ce cheminement c’est une exclusion positive, car le journaliste lui ne va plus retenir que ça. Ça fait dix ans qu’il tombe dans le piège. J’ai beau lui dire mille fois que le sida n’a rien a voir dans ce que j’écris, j’ai beau chanter mille mondes différents, le journaliste ouvrira son article sur un rapport de mon état de santé présumé. Comme Le Pen il veut absolument que ce soit marqué sur ma carte d’identité. Il ne se rend même pas compte de ce qu’il fait. La plupart du temps il a pourtant envie de dire du bien, mais ne peut s’empêcher d’introduire de sa délation, m’enfermant dans une identité que je n’ai jamais revendiquée. Surtout il ne me laisse aucun choix, aucune liberté. Comme je n’en parle pas, il en parle à ma place. La presse a tant et si bien gonflé le sida de Mano Solo, qu’elle même en est venue à croire que c’était mon fond de commerce. Pourquoi tu dis pas carrément « Putain Mano depuis qu’on dirait qu’il a plus mal nulle part, c’est devenu de la guimauve son truc. Ce qu’il est long à mourir ce type… », Ludovic ?

Moi ce que je vois c’est qu’un type qui a le sida bin il a pas le droit d’écrire des chansons pour Juliette Greco et de finalement les chanter soi-même. Que cette info a du t’échapper à propos de cet album… Pour toi c’était clair, un sidéen ça doit raconter des histoires de sidéen, sinon c’est pas intéressant. Un sidéen ca doit être marqué au fer rouge, cette information est absolument indispensable à toute oreille susceptible d’entendre ses chansons. Excuse-moi Ludovic mais là je ne vois que délation voyeuriste, vulgaire et gratuite. Je ne vois que facilité journalistique, mépris total d’un individu. J’appelle ça l’exclusion positive. La presse me nie le droit de vivre sans l’étiquette du sida sur le front. Quoi que je fasse on me ramène au même endroit. Je suis désolé Ludovic, je sais j’aurais dû mourir jeune comme James Dean ou Cyril Collard, là tu aurais avec tous les autres, fait de moi un mythe éternel. Bin ouais mais tu sais y’a que la presse pour avoir rêvé ça, parce que le public lui, depuis dix ans dans la salle, il voit bien chaque jour que je suis pas venu pour lui claquer dans les pattes. Il a des oreilles, lui, et il comprend bien que je lui parle de bien des choses. Que je ne suis pas un sidéen mais un artiste, un musicien, un chanteur dessinateur sur scène, qui crée des images en couleurs musicales. Un homme, quoi.
Finalement, que j’ai le sida ça a l’air d’être plus votre problème que le mien. Bin gardez-le et me faites pas chier avec, journalistes ! Si vous n’aimez pas mes chansons, argumentez, mais que vient faire le sida là-dedans ? À qui est-il le plus utile ? À vous ou a moi ? Mon sida ? Oui il est bien là messieurs, mais chaque jour c’est vous qui le réinventez, c’est vous qui vivez avec, bien plus que moi. C’est vous qui allègrement en badigeonnez mon œuvre à grands coups d’éditos. Pas moi.


Mano. 25/09/04

 

                              

                                                   

                                

                                  

  PS: Pour ceux qui ne le connaissent pas encore :

                  

"La liberté ou la mort, j'aurai les deux !" chante Mano Solo. Rage de vivre, rage de lutter contre la maladie qui le dévore, Mano Solo crie sa douleur dans ses textes et sur scène. Mais si son répertoire est largement empreint de sa propre révolte, Mano Solo, artiste polyvalent, se fait aussi l'écho de la misère ambiante et des colères de ses contemporains.

 


  Mano Solo est né le 27 avril 1963 à Châlons-sur-Marne. Son père, Jean Cabut dit Cabu, est un dessinateur satyrique et politique connu qui travaille, entre autres, dans la presse libertaire. Sa mère, Isabelle, est connue pour son militantisme, en particulier dans le domaine de l'écologie. Elle est la créatrice du premier magazine consacré au sujet, La Gueule ouverte.

 

En 1968, c'est en pleins troubles socio-politiques que la famille s'installe à Ozoir-la-Ferrière, pas très loin de Paris. Mano est élevé dans un milieu très politisé et très intellectuel et de nombreux artistes connus ou non se croisent chez ses parents.

 
  La vie qui brûle

Pour Mano, l'adolescence rime avec délinquance et drogue. Cependant, il développe des talents artistiques certains. A 17 ans, il intègre les Chihuahuas, groupe punk-rock, en tant que guitariste, mais ce n'est pas ce qu'il sait le mieux faire. Au cours des années 80, il peint beaucoup et signe ses toiles du pseudo de Boredom ("ennui" en anglais, hommage aux Sex Pistols). Son travail est exposé, une fois même outre-Atlantique à New York. Côté dessin, on lit son nom dans quelques magazines dont les Nouvelles Littéraires. Il monte aussi un fanzine du nom de la Marmaille Nue entre 86 et 88.

Mais la musique le gagne. Très influencé et encouragé par son ami le chanteur Eric Lareine, il se lance dans la chanson. Auteur de nombreux textes, il devient son meilleur interprète au sein du groupe rock la Marmaille Nue (tiens !). C'est sur la scène du théâtre du Tourtour qu'il commence à faire parler de lui. Sa rage et son franc-parler sont déjà les signes de reconnaissance de cet artiste dont les chansons véhiculent le mal de vivre.

 
  La vie qui lutte

Lorsque Mano Solo sort son premier album le 3 décembre 1993, "la Marmaille nue", c'est un choc, une explosion de mots douloureux et violents. Il a 30 ans et lance à la face du public une série de chansons lourdement chargées d'émotion et de colère. Mais si Mano a maintes raisons de pousser des coups de gueules, c'est dans la maladie qu'il puise sa hargne et son désespoir. Mano Solo est séropositif et choisit de le dire, voire de le crier, parfois avec brutalité.

Le public le suit et le soutient. L'album s'écoule à plus de 100.000 exemplaires. C'est sur scène que s'exprime la poésie à vif de Mano Solo. L'année 94 se déroule au fil de 80 dates de concert. En février, il s'installe 10 jours à l'Européen à Paris et retrouve la capitale le 14 novembre avec une soirée sur la scène prestigieuse de l'Olympia. Sur certaines chaînes de télévision, ses clips passent et repassent. Mano Solo est l'artiste dont on parle, mais pas toujours pour de bonnes raisons. Sa maladie fait de lui un personnage emblématique dont les raisons du succès dépassent la chanson. Et très vite, malheureusement, les médias ont tendance à réduire Mano Solo à son sida.

 
  La vie sombre

En plein été 95, sort un deuxième album, "les Années sombres". Le spectre de la mort est toujours en première ligne et la combativité enragée de Mano Solo est intacte. Soutenu par le FAIR (Fonds d'Aide à l'Initiative Rock), Mano est désormais un artiste connu et reconnu. Sur ce deuxième album, certains textes sont co-écrits avec Napo, membre éminent des Chihuahuas. Les musiques vont du tango aux rythmes africains en passant par des rengaines qui fleurent bon les faubourgs parisiens.

Le disque marche très bien et se vend à 150.000 exemplaires. Plus que jamais, le public est présent aux côtés de Mano Solo. Mais le 9 octobre 95, ce dernier leur envoie un message clair et brutal : "J'ai deux nouvelles, une bonne et une mauvaise. La bonne, c'est que je ne suis plus séropositif. La mauvaise, c'est que j'ai le sida !" La plaie de Mano est cette fois béante et le public en est le témoin impuissant mais bouleversé. Rarement un chanteur aura utilisé aussi lisiblement son art pour exprimer son malaise et sa douleur. Ce concert est présenté à l'époque comme des adieux à la scène après deux ans d'un succès fulgurant.

 
  Parenthèse

Après cet épisode, Mano retrouve en 96 son bon vieux groupe, les Chihuahuas pour un album plus politique, plus proche de l'époque punk, comme en témoigne leur look franchement d'époque, un peu "no future"... Mais c'est sous le nom des Frères Misère que sort ce disque. Volontairement, les Frères Misère se veulent un groupe éphémère. Leurs chansons parlent de chômage, de politique, de galère et de racisme. C'est un album urgent, radical et politiquement très incorrect.

Les Frères Misère font de la scène en octobre 96 au Bataclan.

 
  La vie qui s'accroche

Avec l'argent de ses disques, Mano Solo monte sa propre maison d'édition qu'il nomme, bien sûr. la Marmaille Nue. C'est ainsi qu'en 96, il sort un roman "Joseph sous la pluie", après un recueil de poèmes paru en 95, "Je suis là".

Finalement, Mano Solo est de retour, en solo, sur la scène musicale le 21 octobre 97 avec l'album "Je ne sais pas trop". L'album a été en grande partie enregistré sur la scène parisienne de l'Eldorado en juin. Un ensemble à cordes accompagne le chanteur pour un concert qui mêle toujours une morbidité omniprésente à une indéniable hargne de vivre. Tous les dessins de la pochette sont signés, comme d'habitude, Mano Solo. Les retrouvailles avec le public sont excellentes et Mano passe trois soirées à l'Olympia en janvier 98, du 15 au 17. En outre, il reprend les tournées quand sa santé le lui permet.

C'est le cas à l'automne où Mano termine une importante tournée française par une série de quatre concerts à la Mutualité à Paris début décembre. Accompagné de 7 musiciens, il chante ses thèmes de prédilection, l'enfance, la solitude, l'amour et la mort. Il en profite pour présenter trois inédits, "Planète seultou", "Tchou Tchou" et "Naître gitan".

"J'ai tellement parlé de la mort, que j'ai cru la noyer, la submerger de ma vie, l'emmerder tant et tellement, qu'elle abandonne l'idée même de m'emmener avec elle." ("C'est plus pareil").

 
  Un homme neuf

En septembre 2000, Mano Solo revient avec un sixième album "Dehors". Étonnamment positif, ce nouvel opus renvoie l'image d'un artiste beaucoup plus serein, débarrassé de la hargne et de la rage qui le caractérisait jusque là, la presse en faisant souvent les frais. De son propre aveu, la révélation de sa séropositivité l'avait enfermé dans un personnage qui lui pesait de plus en plus. D'où ce besoin de se montrer sous un autre jour. Avec "Dehors", apparaissent des sonorités africaines et sud-américaines qui donnent aux morceaux un peu de hauteur comme dans "Il y a sûrement des pays qui valent le coup" titre qui ouvre l'album. Les thèmes abordés sont souvent les mêmes, amour, mort, exclusion, etc. mais il y est beaucoup plus question des autres que de lui-même. Le premier extrait s'intitule "Je taille ma route".

Sa route, il la taille aussi via une tournée qui passe deux jours à Paris au Cirque d'Hiver les 2 et 3 octobre 2000. Fin 2002, le chanteur sort "La Marche", un album live enregistré lors de sa tournée 2001 dans les villes de Clermont-Ferrand et de Toulouse. En y mettant beaucoup d'énergie, Mano Solo réussit brillamment à faire découvrir l'univers dans lequel il vit.

En février 2004, on le voit pour un soir aux côtés des Têtes Raides au Bataclan de Paris.

Le chanteur commence à travailler sur un nouvel album. Quelques titres prévus à l'origine pour Juliette Gréco, se retrouvent finalement sur l'opus intitulé "Les Animals" qui sort en septembre. Si Paris reste le lieu d'encrage de Mano Solo ("Paris avance" ou "Botzaris" avec les Têtes Raides notamment), d'autres horizons semblent se profiler ("Barrio Barbes" ou "Savane"). Toujours écorché vif, le nouveau Mano pose pourtant sa voix de façon plus distanciée que précédemment. Dès le mois d'octobre, il entreprend une tournée à travers la France.

                                                         *

Mano Solo dérange et bouleverse. Ses chansons sont des coups de poing inoubliables dont l'écriture et l'interprétation s'inscrivent dans la lignée des plus grands auteurs de la chanson française.

 

Camille

 

Par La fille de maman Spleen et papa Rock - Publié dans : BEST-OF
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Lundi 21 février 2005 1 21 /02 /Fév /2005 00:00

 Moi j'connais une petite femme que beaucoup voient grande. Ces gens-là ont tout compris.

Cette femme menait sa vie comme beaucoup de monde , elle avait un ptiot bureau où elle travaillait, des enfants : quatre, et un mari. C'est quand même con mais on se rend compte que notre vie bancale était pas si mal que ça quand on vous annonce qu'elle sera peut-être plus jamais comme avant. C'est ce qui s'est passé pour cette petite femme, ce p'tit morceau d'humanité. On lui a appris un jour, qu'elle avait une tumeur dans la poitrine. La petite femme était naturellement bouleversée, elle a beaucoup pleuré en ayant peur pour sa vie, elle s'est certainement demandé pourquoi est-ce que ça lui arrivait, parce qu'inconsciemment on se dit toujours que c'est terrible mais que ça n'arrive qu'ailleurs. Mais savez-vous ce qu'elle a fait cette petite femme au lieu de légitimement se préoccuper d'elle-même? Elle a voulu protèger son entourage dont la plus jeune de ses filles, qu'elle savait excessivement sensible malgré tous ses efforts pour le cacher. Sa fille habitant loin de la maison, ne pouvait que téléphoner pour avoir des nouvelles de sa famille. A chaque fois qu'elle appelait, sa maman lui parlait d'une voix colorée et enthousiaste. La petite maman a attendu le meilleur moment pour apprendre ce qu'elle avait à sa fille, elle voulait la préserver par amour pour elle.

            

Maman, toutes les larmes que je peux verser sont des pansements pour tes blessures, toute la souffrance ressentie est faite pour mieux apprécier l'instant où tout cela sera fini. Ce qui te fait si mal, ta force et mon amour l'anéantiront.  

Camille .

 

Par Ton petit oiseau des îles - Publié dans : BEST-OF
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Ptiotes adresses

     

                 

 

Non, il n'y a pas que mon site qui soit digne d'être vu et lu :

www.ame-stram-gram.com 

(site photo mylene farmer)

www.manosolo.net 

(site de mano solo, mon artiste fétiche)

www.chez.com/filmoduris 

(site de mon acteur préfèré) 

 

 http://jesuisgothique.free.fr 

 (petite parodie des gothiques)

 

 

      D'autres blogs :

http://bb52.over-blog.com (site années 50)

http://floppycheese.free.fr  (dessins bien chouettes)

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